Esprit scout à Halifax

Arrivé de Portland, 3 jours de festivités avant le départ le 26 juin pour la Route Saint-Pierre et Miquelon. A suivre sur le site https://www.routespm.com/
Récit du convoyage avec Marc, Jacques Arnaud Seyrig et Bettina : « Bien arrivés à Halifax. Après un départ raté pour cause de fioul dans le bidon de gazoil : oui la différence est subtile sauf pour le moteur. Donc remorquage par un bateau tout neuf qui testait ses moteurs à la marina du chantier. Modèle grand Lux américain. Le service est vraiment pas un vain mot.
Bref trois heures plus tard le réservoir est vidangé et les filtres changés ou nettoyés. Le moteur tourne parfaitement.
Nous avons profité du convoyage pour visiter le Maine et quelques perles locales. C’est vraiment un endroit incroyable. Des îles, des fiords et des casiers à homards par milliers.
Je ne sais pas combien nous en avons pris dans la quille et les safrans… La météo a été extrêmement difficile et variable avec des différences de température entre la terre et la mer.
Belle navigation,quelques mails de Marais Robin  qui traverse l’Atlantique avec son nouveau bateau pour arriver à la rapidement. (http://robinmarais.com/

) »

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Esprit scout à Portland dans le Maine

La course Atlantic Cup  est finie. Au programme, une semaine de chantier et l’arrivée de Jacques Arnaud Seyrig pour convoyer le bateau à Halifax pour le départ de la Route Saint-Pierre et Miquelon.
Merci à Liz Shaw (The Magenta Projectet Kyle Hubley pour leur enthousiasme à bord d’Esprit scout. Bravo à eux d’avoir prit en main le bateau et réaliser la course avec seulement de 2h de navigation avant le départ. Une belle aventure partagée avec tous.
Elle continue en juillet avec la traversée Saint Pierre et Miquelon – La Rochelle avec Marc et Mathieu Tantot.
A suivre …

Esprit Scout à New york : arrivée de la première manche de l’Atlantic cup

Arrivée à New York pour Esprit Scout . Bravo à Liz Shaw et Kyle Hubley ! Une arrivée de jour mais avec du brouillard. De la bonne humeur à bord et ils n’ont rien lâché !

Après un bon départ et une bataille acharnée pour rester

message du bord pendant la course :

« Actuellement nous sommes dans la pétole avec 3 noeuds de vent, nous tournons en rond. C’est pénible mentalement et il faut être très actif pour faire avancer le bateau, mais on a plein d’énergie et on est des durs car on a pas besoin de beaucoup de repos. On rigole beaucoup à bord et on réfléchit à l’entrée dans New York. Jusqu’ici toutes les manoeuvres se sont bien passées, très propres et bien maîtrisées. L’ambiance est géniale à bord ».

Esprit scout : en course dans l’Atlantic cup

Participation au championnat américain des classes 40 et la course Atlantic Cup.

Charleston – New York puis New-York – Portland. Liz Shaw et Kyle Hubley ont prit le départ (Marc ne pouvant être skipper pour cause de blessure à la main).

Déjà 2 jours de courses et Esprit scout se défend bien.

A suivre sur le site de la course : http://www.atlanticcup.org/

 

Qualification de Jean-Luc Schoch pour la route du Rhum

Entrainement avec le tour de la Guadeloupe puis 1200 milles de la Guadeloupe à Fort Lauderdale en Floride.

7 mai 2018 : Jean-Luc est qualifié pour la route du rhum 2018 !!!

Des moments magiques, des galères, un peu de casse, la voile dans toute sa dimension …

 

Expérience à bord d’Esprit Scout par Christophe Leux

Expérience à bord d’Esprit scout avec Christophe LeuxAlice Delarbre
« Saint-Martin : un mois déjà !

Je fais partie de ces personnes pour qui la passion de la voile s’exprime depuis l’enfance par une tapisserie de chambre, les ponton de départs de routes du Rhum, puis, en grandissant, les récits de courses au large et les chapiteaux des Sables d’Olonne les veilles de départ de Vendée-Globe…
En dehors de cela quelques expériences en dériveur et parfois en habitable à taquiner le plaisir de la navigation mais sans jamais mesurer toute l’étendue de la passion.
Avec ce peu de bagage l’opportunité se présente et la question ne se pose pas franchir le pas du rêve de l’enfance ou pas.
Esprit scout c’est l’opportunité de passer des images, celles du spectateur, à la réalité du figurant, celui assis à côté de du capitaine au long cours.

Pour ce qui me concerne, et me semble-t-il, comme pour d’autres équipages, cette décision s’est prise au pied levé… après deux rencontres et un coup de fil, je suis arrivé à Point-à-Pitre un vendredi après-midi.
Suite à la casse d’une manille, Marc et son équipage venaient d’abandonner dans la RORC Caribbean 600 Race.

A la sortie de l’aéroport, Marc : « tu peux passer à la marina récupérer l’écran d’ordinateur et me rejoindre au mouillage à Rivière Sens ? » l’esprit scout était là ! 2 heures plus tard, à bord d’Esprit Scout Marc me racontait sa mini transat de 2013 !

Le lendemain convoyage sur Antigua où nous devions ramener la balise de la course qui venait de s’achever. Un moment magique dans le dévent de la Guadeloupe : 25 nœud de vent, 8 nœud de vitesse et Marc me dit « je vais faire la sieste ». Je me retrouve à la barre de ce magnifique bateau. Certains enfants rêves de rouler en Ferrari, moi j’étais à la barre d’un class 40. De ces bateaux dont on fait des aventures de course large.

Antigua-Saint-Martin, Alice e Aladin nous ont rejoint. Une navigation de nuit : une première ! Marc : les voiles sont réglées, le pilote est engagé, tu fais comme tu veux, tu ajustes, tu prends la barre… J’ai coupé le pilote automatique et je me suis retrouvé au milieu des étoiles avec la lune comme réverbère, 3 heures de plénitude…

Et puis la St. Maarten Heineken Regatta . Arrivée dans un décor de fin du monde suite à l’ouragan. Malaise… En 48 heures, Simpson Baye va reprendre des couleurs malgré les stigmates de bateaux coulés ou échoués au milieu d’équipages venus de tous horizons dans une chaleur et une convivialité qui vous ré innervent. Un jour d’entraînement : virer, empanner, essayer, rater, recommencer, toujours avec cette pédagogie du droit à l’erreur… mais il ne faut pas trop pousser quand même ! Une semaine sous 30 degrés le soleil, une mer turquoise. Nous avons concouru pour le farniente et le plaisir, nous sommes arrivés avec une place de 3ème et le sourire en banane.

Blague ou imposture ? Comment finir 3ème de la Class Ocean Racing, qui ne comprenait que 6 bateaux, certes, mais avec davantage d’équipiers plus aguerris, en ayant compris l’organisation des départs et des parcours le dernier jour ??? La réponse : l’intuition et le sens tactique de Marc, bref, le french flair.

Le 1er jour vous franchissez la ligne d’arrivée, en espérant que ce soit elle, sur un « bord breton », en Anglais, dans le texte « shoot the mark », ça ne s’invente pas.
Le second, arrivée sous spi, pour une seconde place dans un lofing match !
Et le dernier…vous arrivez à la remise des prix pour « découvrir » qu’après une place de 4ème dans la régate du jour vous finissez classés 3ème avec les congratulations… d’une responsable du scoutisme irlandais qui concourait aussi.
Au milieu des diverses rencontres, la fascination qu’exerce ce bateau, l’enthousiasme du projet, …

Et puis l’expérience, l’aventure, le sentiment d’être parti loin pour aller chercher ses rêves, au risque des rencontres et de l’inconnu.

Merci à Marc, à Alice, de les avoir partagées avec moi.

Merci à Mathieu Tantot, à Marianne… de m’en avoir convaincu.  »

Christophe

 

La RORC Caribbean 600 à bord d’esprit scout : une toute première ! par Margaux Guillon et Sylvain Le Bihanic.

« Je n’exagère pas en disant que c’était pour moi une épreuve !
Si j’ai navigué depuis mes huit ans d’abord sur optimist, dériveur puis catamarans… c’était jusqu’ici de manière très ludique !
Là c’est différent.


Je termine le 13 février la première transatlantique de ma vie avec Sylvain – à la voile bien sûr.
J’apprends par ma sœur, envieuse de soleil, que Marc recherche des équipiers pour participer à la plus belle course des Caraïbes à la voile : La RORC Caribbean600. 600 miles nautiques de course en équipage autour des îles des caraïbes au départ de l’île d’Antigua. C’est tentant !
A peine le temps de débarquer que l’on embarque à nouveau. Nous passons avec Sylvain en deux jours d’une goélette de 95 ans, 45 mètres de long, (TIMBERCOAST) à un voilier conçu pour la vitesse, un Class40 de 12 mètres, nommé Esprit Scout alias zed 4.

Nous rejoignons Marc le skipper et Dom Rivard qui a l’expérience de cette même course en class 40.
C’est une occasion en or… on fonce, on se reposera plus tard.

Nous rejoignons le port de départ de nuit, English Harbour à Antigua.

Des bateaux partout, des yachts de luxe, des mastodontes de course prêt à battre des records mélangés à des voiliers de croisière adaptés pour l’occasion.
Antigua est littéralement illuminée sous les feux des projecteurs.
On se retrouve propulsé dans le monde de ceux qu’on appelle  » les régateux »
Chaque équipe est assortie : polo short chaussures et même parfois les chaussettes !
Je me sens chanceuse de pouvoir participer à cet événement. C’est plaisant d’être parmi les invités de luxe.

La régate :
Yiiihaaa! allez c’est parti !
35 noeuds d’emblée.
Des bateaux partout autour
On en prend plein les yeux.
On prend aussi … 2 ris dans la GV et la trinquette comme voile d’avant. Ça souffle bien dehors.
On fait un très bon départ au près tout proche de la bouée au vent.
Ca pulse ! On est gité comme jamais.
Le rambler 88 allemand passe à côté de nous mais toutes voiles dehors, à peine gîté sûrement grâce à sa quille pendulaire et la dizaine d’équipiers à la contre-gîte.
Nous sommes 4.
Le bateau tape. On va vite. Je voltige à chaque vague.
Dans la première heure de course déjà des bleus apparaissent sur mes jambes. Aïe aïe aïe !
C’est à la fois stressant et excitant. On est pris au jeu.
On gardera cette puissance de vent pendant presque toute la régate.
Ça secoue.
Aller à l’intérieur est difficile. Je préfère l’air frais quitte à être trempée ! Des vagues déferlent carrément sur le pont maintenant.
C’est impressionnant.
Je pense qu’on est incliné à 45 degrés, l’écume poussée par notre étrave défile le long de la coque.»

(…)

« Il est difficile de résumer le cœur de ces 4 jours de course tellement ils étaient intenses. On dort très peu ou micro-sieste entre deux vagues. On mange très peu. Le voilier vient escalader le mur d’eau pour s’abattre dans un grand fracas qui le fait vibrer de la quille à la tête de mât, nous faisant décoller de la bannette. On barre sans pilote pour avoir une route fluide, sans perdre de vitesse lorsque le bateau frappe la houle de face, et surfer toutes les vagues de dos. Nous réglons le gréement dès que le vent faiblit. Objectif du skipper : “tirer le maximum du bateau”. L’équipe fait de son mieux, donne son maximum aussi, ce qui nous permet même de gagner plusieurs places sur la remontée depuis la Guadeloupe.

Partis 6ème sur le premier bord, nous avons perdu des places au fil des jours jusqu’au passage sous le vent de la Souffrière. Au lieu des 30 minutes envisagées, nous avons « flotté » à l’arrêt pendant 2 heures, parmi d’autres tout autant stoppés tandis que d’autres plus au large ont récupéré le vent.

Grâce à la ténacité de l’équipage nous avons poursuivi les derniers bords de la course. Hélas à 20 miles de la ligne d’arrivée on casse. On fait désormais partie des 52% qui ont du arrêter la RORC 600.

Peut-être avons nous voulu trop ‘tirer le maximum du bateau’…

Ce que nous retiendrons :

C’est une immense joie remplie d’adrénaline qui nous enivre à nous prendre pour des oiseaux quand le bateau paraît voler au dessus de l’eau.
C’est que nous avons atteint jusqu’à 19 noeuds de nuit, sous spinnaker, durant un surf.

Qu’est ce que vous avez retenu de la course ?

C’est la gentillesse de Marc, sa tolérance et ses petits plats par tous temps mais surtout ses patates sautées réconfortantes après la casse ! Mais aussi un esprit d’équipe immense car tout comme le nom du bateau, nous sommes restés solidaires dans l’épreuve.

Es ce que l’on est prêt à faire une nouvelle régate ?

Bien sûr, c’est comme une drogue, maintenant que l’on y a goûté on veut plus… et surtout passer la ligne d’arrivée… “

Margaux & Sylvain